Du Quotidien, Vie de Mum

A toi la femme que tu es

Hier soir, je suis allée voir le film « Woman », un documentaire poignant réalisé par Yann Arthus-Bertrand et Anastasia Mikova. Et je dis poignant car à plusieurs reprises l’émotion m’a envahi et m’a parcouru de haut en bas. Et à l’occasion de cette belle journée de la femme, j’ai décidé, moi aussi, de livrer un récit sur ce qu’est ma vision aujourd’hui des choses de la femme que je suis, face au chemin déjà parcouru.

La maîtrise de sa propre contraception

J’ai pris la pillule pendant plus de 15 ans, comme un automatisme, comme si c’était tout à fait normal d’avaler un petit cachet, tous les soirs à 20h. Sans jamais notifier les effets secondaires réellement puisque la prise a été quasiment en simultané avec l’arrivée de mes premières règles, bien tardivement. 

Et puis, avec ma première grossesse, avec le temps, j’ai commencé à comprendre que la contraception allait être une affaire difficile. Et qu’aujourd’hui je ne voulais plus subir les effets de cette prise ou même d’autres types de contraception. C’est comme si mon corps rejetait toute forme de manipulation externe. 

Aussi, au fil du temps et des lectures (retrouvez ici mon article sur : J’arrête la pilule par Sabrina Debusquat), j’ai fait un premier choix me concernant : choisir mon mode de contraception, celui qui me correspond le mieux. Vous vous doutez que ce choix a donc été radical et qu’il a mené a une seule conclusion : ne pas supporter directement la contraception mais la partager conjointement, avec l’autre.

Quand j’ai commencé à fréquenter des garçons, le réflexe a été de se dire, naturellement, mais « tu vas prendre la pillule ». C’était comme ça, dans les moeurs, ancré. Là où je veux en venir c’est qu’on impose trop souvent aux femmes, aux jeunes filles, de se protéger elles-mêmes contre un éventuel risque de grossesse. Supporter 30 à 31 jours d’effets indésirables pour 5/6 jours à risques c’est tout à fait terrible. 

TU ES LA SEULE MAÎTRE DE TON CORPS

Aujourd’hui, je n’ai pas de contraception et c’est un des meilleurs choix que j’ai pu faire, pour moi, en tant que femme !

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Le lien a la maternité

Camille Froideveaux-Metterie (chercheuse et professeur de science-po) a dit : « Je ne considère pas du tout la maternité comme l’apogée de la vie d’une femme ». Et je pense clairement qu’elle a raison.  J’aurais pu écrire cette phrase. 

Penser que la maternité est l’apogée de la vie d’une femme ce serait donc penser que toutes ces femmes qui pour x raisons n’ont pas d’enfants et ne vont donc jamais atteindre l’apogée de leur vie? Comme si, au final, la vie d’une femme devait se résumer à donner la vie pour atteindre le firmament….Bullshit

Je suis mère, j’aime ma fille plus que tout mais je vous confirme que je ne me sens pas plus épanouie ou moins que sans enfants. Le niveau de plénitude est différent, abordé sous un autre angle. Les enfants bouleversent tout, nous font sortir de nos zones de confort sans cesse et je peux confirmer que l’apogée est parfois bien loinnnnnnnnn. Parfois, je regarde encore ma fille et j’ai encore du mal à réaliser qu’elle est ma fille (je vous rassure, si vous ressentez ça aussi, vous êtes normale). On s’apprivoise, elle et moi. Après tout, on ne se connaissait pas 2 ans et demi en arrière. 

C’est terrible cette pression sociale qu’on nous met dès lors qu’on commence à rentrer dans les bonnes cases : En couple : check – En âge de procréer : check – situation pro : Stable alors gogogogogogo ! Sans parler de la pression que subissent les femmes après le mariage du style : « et dis-donc, tu mets le paquet pendant la lune de miel ». Non, non, non et non !!!!!! Et puis même après ton premier enfant, tu crois que tu vas être tranquille mais le petit va bientôt aller à l’école et on veut déjà t’en coller un deuxième! 

MATERNITE NE RIME PAS FORCEMENT AVEC APOGEE

Crédit photo : Elsa Roussillat

Le lien aux hommes

J’ai toujours aimé être avec les garçons, de manière générale. J’ai toujours eu une bonne bande de potes. J’aimais ça pour leur côté un peu léger, pas prise de tête et drôle. Surtout à l’époque de l’âge ingrat. Et j’ai toujours eu l’impression d’être choyée et protégée. Parfois, ça ne s’explique pas mais je préférais, tant que les liens ne dépassaient pas le stade de l’amitié. Et un jour, tu as toujours ce moment-là, où un de tes meilleurs potes t’avoue qu’il a des sentiments pour toi.

Et comment, ça se passe sur le coup?

RÉFLEXE  : Tu culpabilises. Tu te dis que peut-être tu lui as laissé penser que … en même temps, tu es toi-même et pour autant… On va même parfois te dire « mais t’as vu comment tu te comportes avec lui? ». C’est dur à accepter et ça, ça casse les choses, ça casse une amitié. C’est douloureux. Alors après, tu fais attention, et tu te caches … Tu deviens moins sociable, moins avenante peut-être…

Dans le sens inverse, j’ai eu des potes très avenants et aussi canons, pour ne pas dire autre chose, et c’est pas pour autant que je suis tombée amoureuse !!!!!

Tout ça pour dire que ce n’est pas parce qu’une femme est avenante, souriante, gentille qu’il y a forcément ouverture ….On peut juste être comme ça car c’est dans notre tempérament. On pense trop souvent que notre comportement, nos manières de nous vêtir sont des armes puissantes de séduction….

Et si, on voulait juste être bien dans nos baskets?

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On est trop souvent cataloguées comme étant naïves face aux comportements de certaines hommes mais j’ai toujours pensé que l’ignorance était la meilleure arme pour contrer. Aujourd’hui, je suis presque capable de savoir si mon comportement va avoir une incidence ou non sur le type de rapport que je vais avoir avec un homme. Mais pour autant, je ne vais pas changer de comportement. Je vais rester moi-même en toutes circonstances car je sais ce que je fais.

Je suis aussi maître de mes choix et peu importe les intentions, partez du principe où on vous les fera savoir.

Car c’est ça aussi être une femme. On a plus peur d’inviter des garçons, on a plus peur de faire le premier pas et on ose dire les choses !

A LA FOIS ELOIGNEE ET PROCHE, ELLE EST LA RELATION HOMME-FEMME

 

 

 

 

 

 

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