J’arrête la pilule par Sabrina Debusquat

Récemment, dans la médiathèque la plus proche de chez moi, je suis tombée nez à nez avec un ouvrage qui a fait écho en moi : « J’arrête la pilule » de Debusquat.

Livre qui tombe à pic alors que je me pose énormément de questions sur la meilleur des contraceptions à adopter à un moment ou tous les scandales éclatent sur la pilule. Focus sur un sujet intéressant et incontournable.

Description de l’ouvrage tel que mentionné sur Amazon.fr

Depuis quinze ans, les femmes se détournent de plus en plus de la pilule. Lassées de subir les effets secondaires de ce médicament puissant : dépression, baisse de libido, migraines, etc. Face à cette désaffection, certains crient au retour en arrière. Pourtant, il devient difficile de fermer les yeux sur les effets de la contraception hormonale : produit cancérigène de première catégorie, perturbateur endocrinien et véritable castration chimique, ses effets sur les femmes, leurs enfants et l environnement sont extrêmement préoccupants.
Une telle chape de plomb règne sur le sujet qu il est aujourd hui impossible de critiquer la pilule sans être traité de dangereux rétrograde. Avec cette grande enquête, loin de toute idéologie, Sabrina Debusquat montre qu il est urgent de lever le « tabou pilule » et nous invite à entrer dans l ère de « l après-pilule ».
Fruit d une année d investigation, cet ouvrage répond à toutes les questions que vous vous posez et analyse rigoureusement ce fait de société majeur qui concerne 4,5 millions de femmes en France. À la croisée de l histoire, des sciences et du féminisme, cet ouvrage bouscule nos certitudes et nous exhorte à repenser nos habitudes contraceptives.

Des origines de l’invention de la pilule

Un peu d’histoire comme commencer cet ouvrage que je n’ai pas du tout trouvé féministe ou dénonciateur. L’auteure n’est pas du tout en train de débiner sans cesse la pilule , qui a eu aussi son pesant positif, mais plutôt les créateurs et toutes les personnes qui ont caché les effets de la pilule .

À se poser la question : mais comment a-t-il été possible de laisser passer sur le marché un tel produit ?

À l’origine, la pilule était surtout un moyen pour les femmes d’avoir la maîtrise de leur maternité et de choisir et on y voyait un certain allié pour accompagner la libération de femmes. Libération sexuelle sans désir de maternité, la pilule répondait, de par son efficacité, à ce besoin tout à fait compréhensible.

Cependant, derrière tout ça, dans une ère de l’après guerre, il y a avait surtout un objectif plutôt politico-social : empêcher le développement de certaines « races » et certaines strates de la société au profit de la haute société.

J’ai choqué de lire cela surtout que la pillule est alors associée à une sorte de castration chimique.

Aux effets secondaires connus mais non reconnus

Les effets indésirables ne sont plus cachés aujourd’hui mais on a encore du mal à les voir vraiment. Car il y a beaucoup d’autres perturbateurs endocriniens autour de nous qui peuvent influer aussi sur les mêmes items.

Si je prends en compte mes problèmes intestinaux, qui me dit que c’est plutôt le pillule et pas l’alimentation ?

Des études ont été menées, plusieurs, et ces études mentionnaient vraiment que la pilule entraînait des effets négatifs, qui sont connus aujourd’hui. On taisait ces effets en disant que c’était dans la tête des femmes. Pire, même quand ces effets étaient vraiment reconnus, on les passait sous silence quand même au yeux des population. Et la pilule à été lancée sur le marché en connaissance de cause.

Aujourd’hui, le meilleur moyen de se rendre compte des effets indésirables est alors d’arrêter. Cependant, la pillule, comme une drogue prise pendant des années, elle va mettre des mois voire des années à disparaître de l’organisme. Quand on arrête, parfois, cela peut même être pire. De plus, comment apprécier des sensations qu’on a jamais connu, qui sont parfois aussi désagréables, dans le cas où la pilule a été prise depuis le plus jeune âge ?

Certains médecins peuvent donc préconiser une sevrage progressif pour arrêter en douceur et dans le temps.

Mais dans tous les cas, il est impossible de nier les effets négatifs de la pilule sur la femme. Par exemple, c’est en arrêtant la pilule pour avoir Clarysse que je me suis rendu compte que ma peau avait une odeur particulière, plutôt acide, surtout le matin. Je vivais avec et je pensais que c’était normal alors que pas du tout. C’était lié à la pilule . Et dès lors que j’ai repris la pilule , l’odeur est revenue aussi sec. Impressionnant.

Trouver sa bonne contraception

Toutes les femmes sont différentes et nous réagissons différemment à tout. Le choix d’une contraception est personnelle et même si vous avez un bon retour sur le choix de telle ou telle contraception par vos amies par exemple, rien ne dit que ce sera bien pour vous.

Mais une chose est sûre, dans le choix de sa contraception, on ne doit plus signer un contrat avec les effets non souhaités. Ou leur trouver des excuses.

On ne doit plus non plus troquer notre santé contre le « confort » d’une vie sexuelle épanouie. C’est à dire qu’un préservatif ne doit pas être source de négociation face à la prise d’une pillule. Si demain vous voulez arrêter la pilule et que vous ne voulez plus rien, votre conjoint doit être capable d’accepter que les choses se passent autrement.

Le choix de la contraception ne doit plus être un choix précipité dès lors qu’on commence à avoir une vie intime et sexuelle.

Aussi, Sabrina dresse en fin de livre un comparatif de tous les moyens de contraception possibles avec une graduation sur des critères tels que l’efficacité ou encore l’impact des effets indésirables.

Être libre de son choix

C’est la où la lecture m’a fait beaucoup de bien. L’auteure insiste énormément sur le fait que chacun est libre de choisir sa propre contraception. Elle y relate que de nos jours, certains médecins et gyneco imposent la pillule voire même dissuadent certaines patientes d’arrêter en dehors d’un projet de bébé. La pilule servirait même aujourd’hui à palier les effets difficiles de certaines maladie comme l’endometriose.

Ce qu’il faut simplement retenir c’est qu’il y a d’autres moyens pour ne pas tomber enceinte et qu’ils sont encore bien méconnus du grand public.

Avec son propre retour d’expérience, elle explique comment elle ne prend aucun contraceptif et se protège en observant tous les signaux de son corps et en apprenant de ce dernier. Le tout ayant pour but de savoir quand la période fertile est là et pour le coup, opter pour l’abstinence ou le préservatif.

Conclusion

Vous l’aurez compris, j’ai été conquise par l’ouvrage que j’ai trouvé juste et très bien écrit. Au delà de l’alerte donné sur la pillule avec des exemples concrets, elle sait aussi être très rassurante et juste.

Un ouvrage que je recommande donc fortement pour toutes celles qui hésitent et bien sûr aussi aux hommes qui veulent comprendre.


2 réflexions sur “J’arrête la pilule par Sabrina Debusquat

  1. Tu m’as donné envie de lire ce bouquin en tout cas Sarah !
    10 ans de pilule derrière moi (14-24 ans), l’arrêter n’a pas été chose simple pour le corps et l’esprit. J’ai eu l’extrême chance de tomber enceinte très rapidement malgré ce passif de pilule, que je n’ ai jamais repris d’ailleurs !!
    C’est très perturbant de re-découvrir son corps, enfin surtout ses symptômes hormonaux « normaux ». Pour ma part que du plus avec l’arrêt de ce mode de contraception : reprise et stabilisation du poids, libido en hausse, etc.
    Alors oui la liberté de choix s’impose et se respecte, en tant que femme et comme tu le dis, surtout au sein de son couple.

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  2. J’ai stoppé la pilule il y a qlq mois : mon âge (bientôt 46), les migraines avant les règles, mes problèmes intestinaux… J’ai eu envie de dire stop et de laisser mon corps au naturel. Pourtant, je suis pleinement consciente de la possibilité que la pilule a permis aux femmes de ne plus subir des grossesses non désirées et je suis reconnaissante aux militantes qui se sont battues pour cette forme de liberté. Pour autant, je suis consciente aussi des points négatifs, et je suis bien mieux aujourd’hui que mon corps est sevré. Mais c’est difficile de trouver un autre moyen de contraception car je ne souhaite aucun corps étranger dans le mien, notamment le stérilet (qu’une gynéco a voulu m’imposer dès mes 40 ans en étant fort désagréable dans ses propos). J’ai réfléchi à la pause des ressorts dans les trompes car je ne souhaite plus d’enfant mais les effets secondaires connus ont eu raison de ma motivation. Pour le moment, mon mari assume et les préservatifs ne nous gênent pas. Mais je voudrais que la contraception soit beaucoup plus une affaire d’hommes, que ceux qui ne souhaitent plus d’enfants acceptent également de passer sur le billard. Parce que après les accouchements et autres multiples manipulations gynécologiques, j’estime que les femmes et leurs corps donnent et souffrent déjà beaucoup. Il faudrait que chacun ait une part égale dans ce domaine.

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