#1 SMM : le cododo

Dans ce premier article de la saga sur les mauvaises mères, j’avais envie d’aborder un sujet qui m’a de suite inspiré : celui du cododo ou co-sleeping. Avant toute chose, je tiens à dire que je n’ai pas pratiqué le cododo et que je fais partie de ses mères qui ont mis leurs enfants dans leur chambre au bout de 15 jours. Étonnant me direz vous ? Égoïste ? Ou censé ?

Cet article n’a donc pas de vocation à dire pour ou contre puisque je n’ai pas pratiqué le cododo en rentrant chez moi, je ne peux pas en parler. Par contre, je peux dire pourquoi je ne l’ai pas fait. De plus, je n’ai rien contre, j’ai plutôt une image positive du cododo.

Je ne me suis jamais trop documentée sur le sujet. En fait, je n’ai pas peur de le dire mais ce n’est pas la chose à laquelle j’ai vraiment pensé, surtout qu’en plus, je n’ai pas allaité. Je pense que si j’avais allaité, j’aurais pratiqué le cododo.

J’ai passé 3 nuits à la maternité. Clarysse dormait beaucoup, tellement qu’on était obligé de la réveiller pour manger. Comme c’était un tout petit bébé, il ne fallait pas espacer de trop les repas afin qu’elle soit plus robuste. J’ai ce souvenir de l’avoir prise au lit avec moi pendant les nuits. Au début, elle était dans son berceau et tout naturellement, j’ai senti qu’elle avait besoin d’être en contact avec moi, la nuit. Aussi, elle a passé beaucoup de temps contre moi. On a donc pratiqué un tout petit peu le cododo.

J’en garde un super souvenir même si j’avais toujours peur de lui rouler dessus. Même si dans le fond, j’en aurais été incapable puisque je ne dormais pas à 100%.

De notre chambre à la sienne

Quand nous sommes rentrés, Clarysse a commencé à dormir dans notre chambre, dans sa nacelle.

Nous n’avons pas choisi de prendre un lit en cododo tout simplement car nous n’avons absolument pas la place pour. Notre chambre est petite et on pouvait seulement mettre la nacelle au pied de notre lit. Et clairement, à ce stade, je n’aurais jamais envisagé de la faire dormir dans notre lit.

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Les nuits se passaient bien, Clarysse mangeait, on la changeait et elle se rendormait aussi sec dans sa nacelle. Quand je dis qu’il faut prendre en compte le comportement du bébé c’est qu’en fait, pour nous, Clarysse ne s’endormait que très rarement sur nous. Elle a toujours fait ses roupillons dans son coin. C’est peut-être triste de l’écrire mais c’est vrai et quelque part, j’en ai souffert aussi.

Au bout de 15 jours, c’était le même rituel, on allait la changer dans sa chambre pour ensuite la recoucher dans la nôtre. On a donc envisagé de la laisser dans son lit, avec la nacelle, sachant qu’elle faisait déjà ses siestes dans sa chambre.

Sa chambre est à 4 mètres de la nôtre. C’est à dire que porte ouverte, on entend tout. D’ailleurs, on a jamais utilisé de baby phone. Ce positionnement a donc facilité notre choix puisque nos chambres sont collées.

Le passage de notre chambre à la sienne s’est fait sans problème. Je ne dis pas que je dormais mieux car j’avais toujours une oreille d’ouverte mais je pense que c’était comme cela que cela devait se passer.

Je ne suis donc pas une mère égoïste qui abandonne son enfant pour son confort personnel mais plutôt quelqu’un de censé je pense. Et dès que j’entendais un bruit, j’étais capable de me casser une patte en escaladant par dessus mon lit pour aller vite la retrouver.

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2 ans après

Nos actes ont souvent des conséquences bien plus tardivement. Il est donc important de notifier les conséquences aujourd’hui.

Clarysse a fait ses nuits vers ses 3 mois, dans son lit. C’est, de nature, une grosse dormeuse. Et il est important de le préciser car c’est sûrement une explication au fait qu’on a jugé mieux de la faire dormir dans sa chambre. Quand elle est passée dans sa chambre, j’ai mis en place beaucoup de rituels. Rituels qui sont vite passés à la trappe puisque ça lui faisait ni chaud ni froid. Elle avait le don pour roupiller dès la montée de l’escalier.

Maintenant qu’elle est plus grande et comprend beaucoup de choses, c’est elle qui demande à aller au dodo. On la couche, on fait des chatouilles, on se dit qu’on s’aime fort et elle me dit « allez maman à demain » avec un signe de la main. Je n’ai jamais culpabilisé en fermant la porte. Parce que mon instinct de maman savait ce que je faisais.

Pour vous dire, aujourd’hui, le week-end, Teddy et sommes déjà debout alors qu’elle ronfle toujours. C’est nous qui allons la chercher dans son lit le matin et pas elle qui crie.

En cas de coup dur

Il nous est bien-sûr arrivé d’avoir des coups durs en matière de sommeil et de dodo. Une fois qu’on a passé le cap de la passer dans sa chambre, nous n’avons pas souhaité la reprendre avec nous, même en cas de coup dur. C’est à dire qu’au besoin, j’allais dans sa chambre avec elle. Ou je restais près de son lit jusqu’à ce qu’elle s’endorme.

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Mais une fois de plus, même avec toute la volonté du monde et l’envie qu’elle dorme avec nous, elle ne veut pas. On a déjà essayé de lui dire de faire un petit repos avec nous au lit ou une sieste mais non, rien n’y fait. Elle ne supporte pas d’être collée. Et pour autant, ce n’est pas une sauvageonne mais elle est assez indépendante.

Est-ce qu’elle aurait été différente si nous avions fait du cododo? Je ne sais pas mais je constate juste qu’elle est très bien et très épanouie avec nous.

Mon ressenti en tant que parent

Je ne me sens pas mère indigne quand je raconte cette histoire. Pourtant, on m’a déjà dit que je me débarrassais de mon enfant. Mais pas du tout. Il est sûr que la décision initiale me revient et qu’elle aurait pu avoir une incidence sur ses émotions ou son ressenti. Mais cela n’a pas été le cas parce que j’ai été hyper à l’écoute.

Vous l’aurez compris, les enfants qui n’ont pas fait de cododo ne sont pas plus malheureux que les autres. Même si les effets du cododo sont prouvés sur l’épanouissement des enfants, rien ne prouve le contraire, dans le cas contraire. Tout dépend de la sensibilité de l’enfant et, une fois de plus, de ses besoins. A vous d’adapter 🙂

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Une réflexion sur “#1 SMM : le cododo

  1. tobemummysite dit :

    J’ai une histoire en tout point similaire avec ma puce de 2 ans et demi: elle a intégré sa chambre à 3 semaines par un pur hasard: elle pleurait comme une dingue depuis des heures et on a juste voulu la poser 2 minutes pour souffler avant de la reprendre. Sauf qu’en 2 minutes, elle s’est profondément endormie et a fait sa première nuit! On s’est donc adaptés et elle a toujours dormi dans sa chambre. On ne l’a jamais laissée pleurer, elle sait qu’on accourt au moindre souci mais c’est aussi une petite fille qui va se coucher sans aucune réticence et ne pleure pas au réveil. Bien que son lit soit depuis peu ouvert d’un côté, elle n’en sort pas spontanément car elle y est bien. On n’est pas des parents indignes, on a simplement composé avec la personnalité de nos enfants, pas celle de la majorité des autres.
    Là j’attends mon 2è et on pratiquera le cododo (même chambre, pas même lit) pour une question de place car il n’a pas encore de chambre à lui et d’allaitement. Néanmoins, si l’histoire se reproduit, on fera tout pareil.

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