L’haptonomie pour préparer la naissance

19 mois après l’arrivée de Clarysse, je prends enfin le temps de revenir sur la méthode que j’ai choisi pour me préparer à l’accouchement : l’haptonomie. Peut-être que cette méthode ne vous parle pas ou peut-être que c’est encore très abstrait. Ça l’était aussi pour moi avant de le vivre.

Haptonomie – Signification

C’est le nom que l’on peut donner parfois à l’étude de l’affectivité. Et quand on a compris cela, on a presque tout compris à l’haptonomie. C’est une pratique qui a réellement vu le jour après la seconde guerre mondiale.

Son fondateur, Frans Veldman, l’a originellement défini comme un ensemble de pratiques cherchant à intensifier les bienfaits de l’accompagnement thérapeutique par une attention particulière accordée à la relation, dans laquelle le toucher, notamment, prend une place particulière. Son champ d’application principal concerne son utilisation comme soin psychologique durant la maternité, de la grossesse aux soins du petit enfant en passant par les soins obstétriques.

Choix de l’haptonomie

A vrai dire, au début de ma grossesse, je ne savais pas trop comment j’allais préparer la naissance. Aux premiers abords, je pensais faire quelque chose de plus sportif comme le Yoga ou encore aller à la piscine.

Et puis en discutant avec la sage-femme, au cours des mois, je lui ai mentionné le besoin qu’on avait de former une équipe avec Teddy pendant cette grossesse et que pour le moment, les choses lui semblaient difficiles de préhension. Les papas ne sentent pas le bébé comme nous et ne vivent pas les choses de la même manière. Aussi, il est normal qu’ils puissent vivre les choses avec plus de recul.

En conséquence, l’haptonomie nous a semblé être la meilleure des pratiques pour que personne ne soit lésé dans cette venue au monde de notre petite fille. Le but étant d’être tous les 3 comme noyau dur et que Teddy puisse aussi ressentir ce que moi je ressens.

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En pratique

Une pensée pour maman, une pensée pour bébé

Les rdv ont commencé au 5ème mois. Il ne sert à rien de commencer trop tôt, car il faut quand même réussir à créer un lien avec le bébé et le sentir bouger est quand même assez intéressant.

J’avais quand même pu tester un peu les rudiments de l’haptonomie lors de mon rdv du 3ème mois avec ma sage-femme. En effet, au moment de poser le doppler, la petite chipie n’avait pas l’air décidée à venir nous faire un coucou et s’était cachée. Aussi, la sage-femme m’a demandé de me mettre en relation avec elle, par le toucher, de lui parler et de lui demander de venir me faire un petit câlin. VERIDIQUE : à peine le doppler posé de nouveau, on a entendu son petit cœur.

J’avais donc expérimenté une prise de contact avec mon bébé via le toucher et la parole sans vraiment m’en rendre compte. Et elle m’avait répondu.

Prise de contact avec bébé

Au début, l’objectif est vraiment de prendre contact avec le bébé, à 3. De créer une relation, un lien, par le toucher et les paroles. La maman est allongée confortablement et la sage-femme guide les parents. Nous posions nos mains sur mon ventre et invitions Clarysse à venir se nicher à des endroits bien spécifiques dans mon ventre. C’est très utile pour soulager quelques douleurs et c’est très agréable de sentir son bébé se lover contre ses mains.

Au fur et à mesure des séances et à l’approche de la date de l’accouchement, en plus des câlins et des paroles, on commence à parler des choses plus concrètes et on aborde aussi des sujets plus sensibles.

L’intérêt de rentrer en contact avec l’enfant est aussi de pouvoir le guider. Le jour de l’accouchement, on peut inviter l’enfant à descendre ou à bouger si c’est possible pour lui.

Gestion de la douleur

Comment aider la maman à se sentir mieux. Et c’est là que le papa intervient comme un super héros. La sage-femme nous montre les bonnes positions à prendre et c’est le futur papa qui peut positionner la maman. Le but étant de la soulager à tout moment de la grossesse et bien sûr pendant le travail.

On y voit comment bien placer son bassin, comment bien s’allonger et se relever. On y voit aussi comment bien se positionner le jour J et comment penser un accouchement avec le papa s’il le souhaite.

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Crédit Photo Elsa Roussillat Photographie

Savoir changer de plan

Cela fait partie des choses que j’ai vraiment apprécié dans cette préparation. C’est gérer le changement de plan, notamment en cas de césarienne. La sage-femme m’avait donné de bon conseils, toujours dans cette optique d’avoir toujours une pensée pour mon enfant, et de bien penser à la réveiller avant si jamais j’avais eu une césarienne. Vous l’a-t-on dit ?

On a aussi reproduit une situation telle où j’aurais pu avoir une césarienne : s’imaginer être dans une pièce froide, sur une plaque froide et essayer au maximum de rendre cette espèce aussi agréable que possible en visualisant des choses qui font du bien et en ayant bien conscience de l’environnement.

Gestion du travail et l’accouchement

Au final, la gestion du travail et des contractions n’a été abordé que le temps d’une séance. Ce qui m’allait très bien. Je n’avais pas besoin de plus y penser et stresser. On y voit les méthodes de poussée notamment.

L’après naissance

L’haptonomie, on continue même après la naissance. La sage-femme suit l’enfant, dans son développement, et donne des très bons conseils. Comment changer bébé? Comment le porter? Comment toujours l’inviter encore et toujours à venir vers nous? A faire des choses par lui même? L’accompagner dans son évolution et sa motricité?

En gros, on a compris que l’on devait tester sur nous, tout ce qu’on faisait aux enfants, pour se rendre à quel point il est désagréable qu’on nous tiennent la tête ou encore qu’on nous impose d’être sur telle ou telle position.

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Et alors, en vrai ?

J’ai trouvé cette préparation merveilleuse. Et il ne faut pas hésiter à recommencer à la maison.

Nous concernant, et on avait été prévenu, l’haptonomie n’est applicable à tous les coups. Si la maman ne veut pas se laisser toucher le moment venu, il va être assez difficile de pratiquer. Comme le travail a commencé en pleine nuit et que je préférais que Teddy se repose au maximum, il est vrai que j’ai fait le plus gros du boulot, seule, mais sans regret.

De plus, comme les contractions étaient dans les reins, j’avais terriblement mal au dos et rien ne me soulageait. On a eu beaucoup de mal à trouver des positions.

Cependant, comme on a toujours beaucoup discuté avec le bébé, on n’a pas arrêté de lui parler pour l’inviter à aller vers la sortie. Chose qui peut bien marcher.

Et surtout, on était détendus ….

Et c’est tout là le succès de cette méthode, sur nous. Toujours une pensée pour bébé, pour maman et bien sûr pour papa !

 

 

 

2 réflexions sur “L’haptonomie pour préparer la naissance

  1. Mathilde dit :

    Super article! J’ai un utérus rétroversé et mon mari a eu très peu de contact avec le bébé lors de ma première grossesse. Pour une prochaine grossesse, je pense à l’haptonomie pour que papa puisse être plus concerné et avoir des contacts avec bébé. Merci d’avoir donc éclairci ma vision de l’haptonomie 😉

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