Le jour J : partie 1

Le 11 juillet 2017, j’ai donné naissance à ma petite fille. Tant attendue et tant chérie. Elle est arrivée avec 10 jours d’avance et m’a prise par surprise une belle nuit d’été. Voici le récit de ce si beau moment qui restera à jamais gravé dans ma tête.

Je pensais qu’on avait des signes avant coureurs

Comme je l’ai dit beaucoup de fois, j’ai eu une grossesse parfaite si on oublie les nausées horribles du premier trimestre. J’ai eu la chance de pouvoir rester très mobile du début à la fin et de ne jamais avoir de problèmes avec ça.

Concernant les contractions, j’en avais pendant la grossesse mais elles étaient assez rares et non douloureuses. C’était plutôt l’activité physique ou les émotions fortes qui les déclenchaient sans jamais avoir d’incidence sur le col.

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Ce si doux moment avant sa rencontre – 10 juillet 2017, la veille de mon accouchement

Début juillet, toujours aucun signe de travail alors j’ai vraiment pensé que j’allais aller au bout du bout. Cependant, le lundi 10 juillet au matin, j’ai eu très mal au ventre et en allant au toilettes j’ai compris que je perdais le bouchon muqueux (instant glamour). Ce qu’il faut savoir aussi c’est que le corps est très bien fait et qu’une forte diarrhée peut annoncer l’arrivée du travail également. C’est comme si le corps avait besoin de se débarrasser de ce qui pouvait gêner. Et c’était mon cas aussi. Sachez que pendant le travail, votre corps se met en pause et votre système digestif aussi.

Ni une, ni deux, je me suis activée les fesses pour boucler tout ce qu’il restait en attente. Sans pour autant m’enflammer, on sait bien que la perte du bouchon ne veut pas dire qu’on va accoucher de suite. J’ai fait du ballon, conduit un peu et marché le soir avec Teddy.

A 22H30, je me suis couchée claquée comme d’habitude et j’ai ronflé…mais pas longtemps.

Et le début de quelque chose

1h50 je me réveille avec une faim de loup. Normal, je suis enceinte. Alors je mange et j’ai pas du tout sommeil alors je décide de m’installer dans la chambre d’amis pour regarder une série. Et là je commence à avoir mal au ventre. Des douleurs de règles. Et mon ventre est hyper tendu. Et puis c’est bizarre, ça revient. Alix (elle se reconnaîtra), qui a accouché avant moi, m’avait toujours dit : ce qui compte c’est la régularité, pas forcément l’intensité des contractions. En fait, une contraction c’est une douleur de règles ++++.

Bon, je commence à me dire que je vais devoir noter ce qui se passe. Si un jour, ça vous arrive aussi, installez avant une application sur votre téléphone pour chronométrer les contractions.

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C’est ce que j’ai fait. Alors j’avais, à priori des contractions, toutes les 7-8 minutes. Mais bon, ça allait. J’ai donc appelé la maternité vers 3h pour leur expliquer la situation. Elles me disent de prendre un bain pour voir si c’est du vrai ou faux travail, ce que je fais. Me voici en grande mission pour aller dans la baignoire, en pleine nuit, le carnage. J’ai quand même du réveiller Teddy un peu avant pour ne pas qu’il me prenne pour une folle. Le pauvre, il ne captait rien de rien.

Du coup, je me mets au bain, toujours avec mon application et là je me rends compte que c’est toutes les 4-5 minutes. Sympa. Et puis ça fait mal en plus, c’est merveilleux.

Mission pour sortir du bain et là clairement ça commence à être assez dur car les contractions sont très rapprochées. J’ai ma réponse : ON Y VA !!!!!!!!

Le plus dur dans tout ça, c’est de réveiller l’homme qui dort

Bizarrement, j’avais plus de mal à réveiller Teddy qui dormait si bien qu’à gérer mon propre cas. Et qui me dit « heu tu vas pas accoucher, t’as pas perdu les eaux ». Bref, pour le cours sur l’accouchement, t’auras une session de rattrapage.

Je lui ai même dit la phrase à ne jamais dire : PRENDS TON TEMPS. La boulette. C’est à dire qu’il faut quand même être maso pour dire à un mec assez coquet de prendre son temps pendant que toi tu souffres à côté.

10 min de brosse à dent, un choix très précis de sa tenue et la fameux lavage de chaussures à l’éponge magique ! M’enfin 4h30, on a réussi à partir quand même mais c’était pas gagné. Après être descendu au garage et se rendre compte que la voiture n’y était pas! Petite marche pour aller dehors et le tour est joué.

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Petit selfie au moment de partir

Pour ma part, l’avantage d’avoir accouché en été c’est que j’ai mis une robe et des tongs. Royal ! Pour la petite info, pensez à prendre des serviettes éponge dans la voiture, au cas où vous perdez les eaux. Cela n’a pas été mon cas mais j’ai été prévenante.

Je pense qu’à 4h45 on était à la maternité. Après quelques feux rouges grillés, y’a pas que dans les films que ça se passe. Toute l’équipe attendait mon arrivée à priori. Et dans ma tête, je pensais que c’était du faux travail malgré la douleur. Sauf qu’à l’examen, je suis dilatée à 4 !

Et là, j’ai une pensée de suite pour Lylia et Alex (qui ont aussi accouché avant moi) et qui m’avaient conseillé de gérer le travail au maximum chez moi car j’étais dans un environnement connu. On est vraiment partis quand les contractions étaient assez fortes pour me faire flipper d’accoucher sur place !

Good job, on pose les valises et go go go !!!!!

La respiration madame

Dans mon cas, le travail s’est installé rapidement. C’est à dire qu’entre 2h du matin et 4h30 j’ai eu des grosses contractions assez rapprochées. C’est monté en puissance d’un coup. Ce qui a fortement aidé à la dilatation. J’ai essayé de rester au maximum en mouvement et « détendue » même si c’était quand même douloureux.

J’ai tout misé sur la respiration à la maison quitte à exagérer. Mais vraiment cela m’a aidé. J’ai pas fait grand chose de plus si ce n’est que le fait de m’étirer le corps me faisait un bien fou. Il aurait fallu que je me tire par le dessus de la tête et ça aurait été parfait.

Le passage le plus douloureux a été d’être dans la voiture car je ne pouvais pas me mettre dans la position que je voulais. Heureusement qu’on habite à côté de la maternité! Et c’était un choix. J’entends encore ma mère dire à Teddy dans la voiture, magne toi parce que je pense que ça va pas traîner !

Et oui, dans ces moments-là, avoir maman au téléphone même en pleine nuit, ça n’a pas de prix <3.

Ce que vous devez/pouvez retenir :

  • Téléchargez une application sur votre téléphone si vous ressentez le besoin de suivre l’évolution du travail
  • Tant que vous n’avez pas perdu les eaux (et pas les os n’est-ce pas @GaelleLamoureux), vous pouvez rester chez vous pour gérer les contractions au maximum. Et si vous n’êtes pas potentiellement amenée à accoucher rapidement. En cas d’affluence à la maternité, cela peut être contraignant de gérer le travail sur place. Mais ça c’est votre instinct qui va vous le dire. Si les contractions sont rapprochées, prenez la route.
  • Prenez aussi soin de votre homme, c’est pas facile pour lui (je blague bien sûr) et il vous sera aussi d’une aide grandiose

Voilà, c’était la première partie de mon accouchement qui est plus centrée sur la gestion du travail et des contractions. C’était mon premier accouchement et ma plus grande question était de reconnaître le jour J. Croyez-moi, j’ai pas douté longtemps, surtout après le bain où j’ai vraiment compris que Clarysse allait arriver.

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